Morte à cause de pilules amincissantes ?

Une habitante de Sevran est décédée vendredi à l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, d’une embolie pulmonaire, après avoir consommé des gélules amaigrissantes.

«Les premiers résultats de l’expertise toxicologique montrent que ces gélules contiennent de la sibutramine, indique-t-on au parquet. C’est un produit très dangereux, qui a pu favoriser la survenue de l’embolie pulmonaire. »

les propos du mari sont édifiants : « Elle m’a en même temps avoué qu’elle prenait des cachets pour mincir depuis une semaine. Je ne savais pas que c’était une préoccupation pour elle, je l’aimais comme elle était. » Cette boîte de 80 pilules, Nicole l’aurait achetée auprès d’une connaissance pour le prix de 52 €. Elle a expliqué à son mari prendre deux gélules par jour. »

Et si au lieu de prendre n’importe quoi, les gens faisaient un peu confiance aux professionnels de la santé !

Pensez-vous que ces produits « miracle » peuvent remplacer des consultations diététiques ?

Je suis diététicienne à Neuilly Sur Marne et je suis outrée qu’on dise que les consultations diététiques sont chères parce qu’elles ne sont pas remboursées par la sécurité sociale et que l’on se jette sur de tels produits non seulement hyper chers mais en plus dangereux pour la santé !

Là, ils valent 52 € la boite de 80 gélules, soit plus chers qu’une consultation diététique !

J’espère que l’enquête judiciaire permettra de découvrir les responsables !

J’espère aussi que les gens réfléchissent au danger éventuel de « pilules miracles » vendues sur le net ou par d’autres moyens non médicaux ! perdre du poids, certes oui, mais pas au prix de sa santé ! Nicole KUCHARSKI

L’ADLF devient l’AFDN, Association Française des Diététiciens-Nutritionnistes

Bonne nouvelle pour les diététiciens, depuis le 23 octobre 2008, l’ADLF devient l’AFDN, Association Française des Diététiciens-Nutritionnistes.

Lu sur le site de l’AFDN : « La nutrition est définie comme un des déterminants majeurs dans de nombreuses pathologies et comme un facteur pronostique dans l’évolution de certaines de ces pathologies. Et pour répondre aux objectifs de santé publique liés à la nutrition, la mise en œuvre des neufs repères nutritionnels du PNNS nécessite la coopération de professionnels compétents, dont les diététiciens, « acteurs incontournables » dans la prise en charge nutritionnelle comme le souligne le 2ème volet de ce programme national. Le diététicien étant le seul professionnel paramédical formé à l’application pratique de la nutrition, corroborer la diététique à la nutrition et positionner le diététicien comme l’expert paramédical de la nutrition devient indispensable, notamment dans un cadre d’harmonisation européenne. Le terme « nutritionniste » est à ce jour un adjectif qui ne correspond pas à un titre. Il peut donc être utilisé après le titre « diététicien » comme le prévoit d’ailleurs l’Art.L4371-2 du Code de la Santé Publique (« Seules peuvent exercer la profession de diététicien et porter le titre de diététicien, accompagné ou non d’un qualificatif,… »).

Le titre « diététicien » est néanmoins le seul titre qui qualifie notre métier et qui est protégé par la loi. »

De ce fait, tous les diététiciens peuvent ajouter à leur titre le titre de « nutritionniste » !

C’est un grand pas pour la reconnaissance de notre profession !

Espérons que maintenant les consultations seront amenées à être remboursées par le système de sécurité sociale tout au moins sous prescription médicale !

Nicole KUCHARSKI